21/07/2005
Limbisme aigu
« Je sais que je suis sans fin puisque je me sens sans commencement. » (Hölderlin)


« Là où je suis il n'y a plus à penser. » (Artaud)
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18/07/2005
Triangulation

La nécessité est celle de l’essence singulière, c’est-à-dire de l’essence réelle. En effet, il n’y aurait de nécessité globale que s’il y avait Un-Tout, donc un hors univers, c'est-à-dire si 1=2. Ce premier paradoxe tente de conjurer la liberté, l’imprédictibilité du vivant, et notamment quant à l’issue du combat à mort.
Pour un jugement, seconde illusion, qui est triplopie, il faudrait que 1=3. Dans ce cas, le délire va encore plus loin. Désir en impasse, construction du péché ad hoc, grand Autre.
Ne uter.
Mais, à la mathématique, nul n'est tenu.
Certes. Que 1=1, pourtant, n'est-ce pas, déjà, indue duplication, ébauche d'arrière-monde, faux pli en somme ?
En fait, l'un se plie, multiplement, et n'est rien d'autre que la multiplicité de ses plis : la distinction réelle n'est pas numérique. Pour gagner la paternité de l'Un, on y perdrait la distinction immanente dans l'indiscernable, ce mixte échappant à la dialectique du vide et du plein. C'est-à-dire qu'on y perdrait l'acte de l'intellect, le mouvement du noûs. On manquerait par conséquent l'individuation singulière au profit d'un clonage régulier. Et gageons que ce serait bien dommage, si, bien sûr, l'on autorise cet anti-pari, qui, lui, est risque authentique, donc sans aucune loi qui le probabilise d'avance.
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